Comment J’ai Guéri de ma Dépendance
Ces jours-ci, je suis étonnée par le nombre de personnes qui ont des difficultés d’utiliser les principes de la Loi d’Attraction à cause des croyances et des actions qu’ils répètent sans cesse, sans pouvoir les arrêter. Et ça me rappelle de ma propre histoire… donc j’ai décidé qu’il était temps de la lâcher du placard et la faire sortir de l’ombre.
La plupart de nous ont eu des rencontres avec la dépendance... que ça soit nous-même, ou quelqu’un que nous avons aimé. Les dépendances se présentent dans toutes les tailles et sous toutes les formes : que ça soit la cigarette, l’alcool, la nourriture, l’amour, la drogue, le sexe, les jeux… parmi tant d’autres. Mais l’emprise et le déroulement des dépendances se ressemblent tous!
Vous avez envie de changer quelque chose dans votre vie, et vous commencez à y penser, vous devenez enthousiaste, en pensant à comment vous pourrez le faire. Vous êtes à fond dans votre rêve, le désir de créer quelque chose de nouveau.
Mais tout d’un coup, l’inquiétude et les doutes commencent à se faire sentir. Et vous commencez à vous sentir submergé..comme si n’importe quelle action que vous pourriez prendre est soudain trop compliquée. Vous vous sentez paralysé.
Donc vous cherchez une cigarette, ou un verre, pour calmer le sentiment d’impuissance. Vous allumez la télé, ou cliquez sur un site porno sur Internet. Tout ça, pour anesthésier la pensée que ce que vous aimeriez faire est juste trop difficile. Vous essayez de bloquer ce sentiment.. mais c’est juste une solution temporaire. Et le lendemain, vous vous levez, en vous sentant déçu en vous-même et coupable, et vous vous dîtes, ‘c’est la dernière fois’.
Vous avez l’impression de courir sur place, pendant que cette dépendance commence, petit à petit, à prendre le dessus, malgré vos efforts de vous en sortir.
Je comprends parce que moi aussi j’étais dépendante de l’alcool pendant de nombreuses années.
J’étais le genre d’alcoolique ‘fonctionnelle’ que nous connaissons tous.
Pendant la journée, je ne crois pas que beaucoup de personnes auraient soupçonné que j’avais un problème avec l’alcool. Mais arrivé le soir, je débouchais ma bouteille de vin et je buvais.. et je buvais.. et je buvais. Je résolvais tous mes problèmes dans ma tête, je me sentais inspirée, au moins au début. Mais après quelques verres, je disais et je faisais des choses stupides, inconscientes, je prenais des risques inutiles, et je commençais à me voir comme une ‘victime’.
Le lendemain matin, je me sentais horriblement honteuse, et je me persuadais que ‘la prochaine fois’, je serais plus forte.
Des années ont passées, et ma dépendance devenait de plus en plus difficile à cacher, surtout avec des gueules de bois qui étaient devenues de plus en plus intenses, les symptômes durant des jours au lieu des heures.
Un jour, mon compagnon de l’époque est parti dans l’est de la France pour faire une formation d’un an, et je me suis rendue compte que j’étais seule avec mon problème. Je me suis dit que, si je ne faisais pas quelque chose, et rapidement, un jour, on me retrouverait dans un sale état, ou même peut être morte. Mon travail commençait à en souffrir, ma vie devenait un cauchemar, et mes enfants étaient témoins de mon état. Comment pourrais-je être un exemple pour eux si je ne pouvais pas contrôler cette chose laide et envahissante?
J’étais désespérée!
J’ai commencé par chercher des solutions, même si auparavant j’avais déjà consulté des médecins spécialisés, et j’avais aussi contacté des organismes d’aide, tels ‘Alcooliques Anonymes’. J’avais hésité, car je n’avais pas envie d’étaler ma dépendance sur la place publique, et je cherchais quelque chose que je pouvais faire moi-même, en privé chez moi.
Un jour, en cherchant sur Internet, j’ai trouvé un site qui s’appelle ‘My Way Out‘, créé par une femme comme moi : quelqu’un qui avait caché son alcoolisme pendant des années.
En faisant des recherches et en parlant à une vieille amie qui lui a aussi dévoilé sa dépendance à l’alcool, cette femme s’est rendue compte que ce n’est pas avec UNE seule méthode qu’on peut guérir la dépendance, mais la solution pourrait être de les combiner, les unes avec les autres. Elle s’est dit que, peut-être, elle avait trouvé la clé pour pouvoir guérir.
Elle a élaboré une méthode, en combinant différentes solutions, et ça avait marché!
J’étais fascinée, et je me suis dit que je n’avais rien à perdre, donc j’ai commencé son programme.
Je suis allée voir mon médecin traitant, et je lui ai convaincu de me faire une ordonnance pour un médicament normalement utilisé comme anti-épileptique, que la créatrice du site avait utilisé avec succès pour modifier son besoin de boire.
Ensuite je suis allée voir un herboriste, qui m’a vendu les herbes et les huiles indiqués, et j’ai commandé du KUDZU, qui est une plante utilisée pour freiner les envies de boire. Au départ, ça m’a amusé, car le Kudzu est une plante qui pousse partout dans le sud des USA, d’où je viens.. je crois qu’il a été importé du Japon au départ, et elle dévore tout sur son passage! Mes parents disaient que c’était la plante qui a dévoré le Sud, en rigolant… et ce jour-là, j’étais en train de l’utiliser pour m’arrêter de boire!
J’ai reçu mes CD d’auto-hypnose. Il y avait 4 CD en tout : un CD de suggestions subliminales (on n’entend pas les mots, mais notre cerveau les entend), un CD de préparation et de nettoyage, un CD d’auto-hypnose, et un CD subliminal qu’il fallait écouter toute la nuit, avec les bruits de l’océan et des mouettes… très agréable!
J’étais stupéfaite par le sentiment de soutien et de calme que j’ai ressenti. J’ai suivi le ‘régime’ de phytothérapie d’une façon très rigoureuse, mais je n’ai pas continué avec le médicament anti-épileptique, car il ne m’avait pas réussi du tout. J’ai continué à écouter les CD d’auto-hypnose tous les jours, surtout quand je ressentais une envie de boire. Si j’avais une envie très intense de craquer, une petite voix me disait, ‘mais non, regarde la personne que tu veux devenir’…et ça m’arrêtait nette!
Je ne peux pas dire que j’avais guéri immédiatement. Je me souviens même d’une soirée avec une envie intense de boire… j’ai pris un bain en me frottant tellement fort avec un loofah que ma peau était presque en sang! Mais je savais que ce que j’étais en train de vivre était ‘différent’, que j’allais réussir, que je ne pouvais pas retourner à mes anciennes habitudes.
Après environ deux semaines, le sentiment de manque a commencé à me quitter. Je me sentais confiante, et enthousiaste! J’ai demandé à mon médecin de me faire une ordonnance pour le médicament Aotal, qui agit pour enlever les envies d’alcool. Je l’ai pris pendant encore deux semaines… mais je savais que je n’en avais plus besoin. J’étais libérée de l’alcool.
Ca fait bientôt 6 ans, que je n’ai plus bu une goutte d’alcool. Et le plus impressionnant (pour moi), c’est que je n’ai jamais eu le moindre ENVIE de boire, et je n’ai jamais été tentée d’en goûter. L’envie m’a complètement quitté!
Quelque mois après mon arrêt définitif de l’alcool, j’ai découvert la Loi d’Attraction, et soudain j’ai su que j’avais suivi ce chemin de dépendance, et la guérison de cette dépendance, pour une raison. Au moment où je me suis sevrée de l’alcool, quand j’ai découvert la puissance du cerveau et du subconscient, je n’avais pas les outils que je connais maintenant pour m’aider à guérir. Je pense à la simplicité et la facilité de ma guérison, et je me dis que ça aurait pu être encore plus facile, si j’avais su à ce moment là ce que je connais maintenant.
Mais je sais aussi que j’ai attiré les solutions à exactement le bon moment. Que toute la souffrance que j’avais connue avant, était exactement ce qu’il me fallait pour me guider au bon endroit, aux bonnes informations, pour me libérer une fois pour toutes de cette dépendance qui était en train de me détruire.
Je ne me considère pas comme une ‘ ancienne alcoolique’. Je me considère comme une personne qui n’a plus de problème avec l’alcool. Point.
La chose qui fait le plus peur quand on laisse tomber une dépendance, c’est ce sentiment que la décision est irrévocable, que c’est ‘pour toujours’ (tu veux dire que je ne pourrais plus jamais boire un bon verre de bordeaux??). C’est le sentiment de laisser tomber un vieil ami, des habitudes et une mode de vie qui vous sont familières et confortables.
Ce sentiment terrifiant de changement.
Toute cette histoire pour vous dire : si vous voulez réellement créer du changement, il faut d’abord commencer par l’essentiel. Si vous êtes esclave aujourd’hui à une dépendance quelconque, émettez l’intention de guérir. Vous trouverez les personnes, les outils, et les méthodes, pour vous montrer comment faire.
Qui seriez-vous sans votre dépendance?
Moi, je suis heureuse…et enfin libre.
Vos commentaires
5 Responses to “Comment J’ai Guéri de ma Dépendance”


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Merci Anne de ce courageux témoignage. Je pense qu’il peut donner beaucoup d’espoir et d’élan aux personnes dépendantes qui désirent sortir de leur dépendance.
Car les dépendances sont de tout niveau et à ce titre, nous sommes tous plus ou moins dépendants à quelque chose pour soulager notre manque d’amour de nous.
Je te souhaite de belles fêtes et te remercie pour tous tes partages.
Bien cordialement,
Charlotte
Merci Charlotte, de tes gentils mots.
Ca faisait un moment que j’avais envie de parler de tout, surtout parce que je veux que les autres comprennent que je ne suis pas simplement une blah blahteuse pensée positive… que j’ai aussi vécu des choses dures et que, si moi je peux m’en sortir, n’importe qui peut le faire!
On essaie de substituer ces pensées de manque de confiance et d’amour pour nous-même par des ‘choses’… mais ça ne doit pas être ainsi. Et mon dieu, que je me sens mieux! J’avais la sensation d’avoir de nouveau 12 ans. C’était (et ça l’est encore) tellement excitant.
Bonsoir Anne,
Témoigner de sa vraie vie est, je pense, important quand on transmet des solutions, des idées, des suggestions pour aider les autres. Il y a trop eu de “prophètes” qui ont abimés l’idée du bonheur en nous cachant leurs vraie vie, leur mal être.
Aujourd’hui on a besoin de gens vrais. Merci de votre témoignage et de vous engager dans cette voie. Je pense une des plus dures car il faut assumer vraiment ce que l’on est. Merci vraiment. Vos messages sont vraiment supers.
Bonnes fêtes de Noël !! et a bientôt.
Bonjour Anne,
Ton témoignage me touche et pourtant, depuis quelques mois que je visite régulièrement ton site, je ne suis pas vraiment étonnée par ce que tu as vécu: tu as des ressources incroyables, une volonté de t’en sortir, avec un désir de comprendre comment tout ça fonctionne. Ta vulnérabilité est aussi une force et je n’ai jamais douté de la réalité de ton engagement : de toute évidence, tu n’es pas une “simple blablateuse pensée positive”, tu nous offres un bel exemple de réussite et de confiance. Merci pour et ton intégrité et ton courage.
Bonnes fêtes pleines de joie. Feel good !!
Merci, Véro et Tristan, de ce que vous avez dit. Ca me touche vraiment beaucoup.
Je crois honnêtement que ça demande moins de courage de témoigner d’une dépendance passée, que de l’avouer et de faire quelque chose, quand on est ‘en plein dedans’. J’espère en tout cas que ce que j’ai vécu pourra simplement montrer qu’il y a une porte de sortie et qu’on n’a pas besoin d’être quelqu’un de ’spécial’ ou surhumain pour en finir avec ces saloperies qui nous bouffent notre santé et notre moral.
Bonnes fêtes! Moi en tout cas, ça sera sans champagne!